Sujet corrigé concours infirmier

Voici le sujet corrigé concours infirmier de culture générale que l’IFSI de Meulin a proposé aux candidats de droit commun (Bachelier) en 2017. Latoortue.com vous propose un sujet corrigé concours infirmier exclusif. Vous allez trouver tout d’abord le texte complet du sujet du concours infirmier, ainsi que les questions. Latoortue.com vous conseille d’essayer de le faire dans les conditions du concours infirmier (en 2 heures sans support).

Dans la seconde partie de cet article, vous découvrirez la correction détaillée de ce sujet, rédigée par des spécialistes du concours infirmier. Ceci dans le but de vous aider à comprendre la méthodologie, et à améliorer vos capacités rédactionnelles.

SELECTION INFIRMIER 2017 IFSI MEULIN

EPREUVE ECRITE – Candidat Titre I

Durée de l’épreuve : 2 heures

Les consignes du sujet de culture générale au concours infirmier

Epreuve notée sur 20 points, une note inférieure à 8/20 est éliminatoire.

Cette épreuve consiste en un travail écrit anonyme d’une durée de deux heures, notée sur 20 points. Elle comporte l’étude d’un texte. Le texte est suivi de trois questions. Cette épreuve permet d’évaluer les capacités de compréhension, d’analyse, de synthèse, d’argumentation et d’écriture des candidats.

Il est interdit de faire usage de tout moyen de communication et de calcul (dictionnaire électronique, téléphone portable, montre connectée, calculatrice…).

Il est interdit de signer sa copie ou d’y mettre un signe distinctif quelconque.

IDENTIFICATION DE LA COPIE

Toute copie non identifiée ne sera pas corrigée.

Notez en première page du livret de réponses :

°   Votre identité (nom(s), prénom et date de naissance) en majuscules.

°   L’identification de l’institut selon les consignes.

°   La date de sélection.

°   Puis 2 fois votre numéro à 4 chiffres.

CONSIGNES POUR COMPOSER

Seules les consignes de ce document doivent être prises en compte pour composer, aucune consigne orale ne sera donnée en cours d’épreuve.

°   Sur le livret de réponses, écrivez au stylo bille noir non effaçable uniquement.

°   Rédigez votre réponse à l’endroit où figure le numéro de la question sans la recopier.

°   Un seul livret de réponses sera fourni et les brouillons ne seront pas pris en compte.

En fin d’épreuve, le livret de réponses et le sujet devront être remis aux surveillants.

SUJET DU CONCOURS

« Cette jeunesse qui ne veut plus rouler en voiture »

Pour les jeunes urbains, passer le permis de conduire n’est plus une nécessité. Les 18-30 ans dédaignent la voiture personnelle, qu’ils jugent chère et superflue.

« Pour ton bac et tes 18 ans, tu veux qu’on te paye le permis ? », proposent les parents. Regard d’incompréhension. « Euh, non merci ! », bredouille leur progéniture. Scène vécue dans bien des foyers parisiens. En guise de rite d’entrée dans la vie adulte, le bachelier se verrait plutôt doté d’une carte bleue, d’un ordinateur plus puissant ou d’un vélo à pignon fixe. (…)

Un manque d’enthousiasme que corrobore le cabinet d’audit KPMG : le taux de détention du permis a cessé de progresser chez les 18-29 ans, passant de 76 % en 1992 à 73 %, en 2012, avec une baisse sensible du côté des 18-20 ans. « On ne passe plus le code à 17 ans et demi. Plutôt vers 22-23 ans. D’ailleurs, dans les statistiques d’accidentalité, les “jeunes conducteurs” ne sont plus les 18-25 ans, mais les 18-29 ans », relève-t-on au Conseil National des Professions de l’Automobile.

Le phénomène est circonscrit dans l’espace et dans le temps. Il concerne les grands centres urbains, quand ailleurs, banlieue ou zone rurale, accéder à l’emploi passe, plus que jamais, par l’automobile. En Ile-de-France, 22 % des 18-20 ans peuvent prendre le volant, contre 67 % en campagne (selon l’Insee, en 2008). « Mais, attention, à Paris et dans les villes de plus de 100 000 habitants, si les jeunes passent le permis plus tardivement, ils y viennent quasiment tous tôt ou tard, tempère Flavien Neuvy, de l’Observatoire Cetelem de l’automobile. Seuls 22 % s’imaginent durablement sans. Ce n’est pas une vie sans permis, c’est une jeunesse sans permis. »

« Tu sais conduire ? T’as grandi à Rouen, toi… ». La « vanne » court les amphis d’université. Qui a le papier rose n’est pas parisien. Ni new-yorkais. Là-bas aussi, le conducteur se trahit. Dès 2012, le New York Times relevait que la moitié seulement des jeunes de 19 ans avaient le permis, contre les deux tiers en 1998. Une affaire de densité urbaine, commune à Londres, Berlin, Tokyo, Barcelone, Montréal…

Les jeunes Français qui dédaignent l’auto en font parfois une posture non dénuée de snobisme. Hipster à vélo ou scooter, rebelles anti-« mafia des auto-écoles », adeptes des avions low cost, des billets de train de seconde main sur Internet, en vacances ils renoncent au road trip californien (à moins d’emmener le copain rouennais), se retrouvent à Barcelone ou sur une île grecque bien équipée en bus où ils partagent leurs anecdotes peu glorieuses : la recherche frénétique du copain avec permis et voiture avant le déménagement ou la virée chez Ikea, le Caddie poussé sur trois kilomètres entre supérette et maison de campagne, le stop sous la pluie lors d’un mariage en campagne… Tous se sont à un moment sentis des « boulets ».

« Je suis adulte, je ne vais quand même pas passer ma vie à l’arrière de la voiture », assure Bethsabée (B. Krivoshey, 29 ans, journaliste). Cette année, c’est décidé, elle met 1 500 euros de côté. « Mais c’est un truc de nantis, le permis, je ne comprends pas que ce ne soit pas gratuit comme le bac. » Le principal frein est là, budgétaire. Certes il est aussi question de transmission qui ne se fait plus. « Avec 61 % de foyers sans voiture à Paris, et un gros tiers dans les dix autres métropoles de l’Hexagone, les jeunes urbains reproduisent un schéma parental », selon le journaliste blogueur Olivier Razemon.

Mais, dans leurs propos, il est d’abord question de priorités plus vitales, d’insertion professionnelle trop lente et de budgets trop serrés. Le permis, la voiture, l’essence, l’assurance, le stationnement, « c’est un coût énorme, pas du tout dans les projets à dix ans » de Charlotte Bayardon, 23 ans, qui vit en colocation et travaille dans un supermarché bio. « Tout ce système saoule, explique Odhran Dunne, encore étudiant. Tu mets le doigt dedans, ça te coûte une fortune. A vélo, je vais plus vite. »

Cette génération, dont toutes les étapes d’entrée dans la vie adulte sont retardées, dont les pratiques numériques limitent les besoins de déplacement, et qui trouve sa ville « déjà assez polluée comme ça », pioche, en experte, dans la riche palette d’offres de mobilité proposées. Des « multimodaux », comme les définit Nicolas Louvet, du bureau de recherche 6T, spécialisé dans la mobilité et l’urbanisme. « Leur émancipation ne passe plus par la voiture, mais par le smartphone. Ils ne quittent plus leurs parents à 18 ans, mais à 13 ans, dans leur chambre. »

Marche, bus, métro, tramway, vélo en libre-service, scooter, vélo électrique, covoiturage, « taxis » de particuliers censément interdits, mais qui persistent sur un mode partagé ou nocturne (UberPool, Heetch)… Tout cela dissuade « d’acheter un bien cher immobilisé 80 % du temps, qui n’est même plus statutaire, contrairement aux possessions numériques », note Eric Champarnaud, du cabinet de prospective économique le BIPE.

BlaBlaCar, florissante société de covoiturage, vient d’interroger 14 000 de ses membres. Quelque 17 % d’entre eux prévoient de retarder le passage du permis grâce à ce service. Se faire covoiturer en Normandie coûte 7 euros à Camille Collin, étudiante en communication à Paris. « Et c’est beaucoup plus sympa que de conduire seule. La dernière fois, on n’était que des jeunes, on s’est raconté nos vies. »

A 21 ans, Camille analyse elle-même ce « changement de mentalité » qu’elle incarne. « Je pense que je passerai le permis un jour pour pouvoir louer une voiture en vacances, mais je n’intégrerai pas ce truc dans ma vie, je n’en achèterai pas, même avec des enfants. » Le rapport distancié qu’entretient cette génération du virtuel, de l’immédiateté, à l’objet motorisé individuel, perçu comme pesant et contraignant, a de quoi soucier les constructeurs automobiles. D’autant que les habitudes prises avant 30 ans ont tendance à perdurer.

Laurent Fouillé, auteur d’une thèse de sociologie sur l’attachement automobile, voit « d’autres objets représenter l’époque, la modernité, occuper l’imaginaire ». « Et comme il y a moins d’affect, on en revient à un calcul rationnel ». Pas de voiture en ville pour un usage limité. Et surtout pas de voiture neuve, l’âge moyen de l’acheteur est de 54 ans, en recul chaque année. A pousser le calcul jusqu’au bout, pourquoi passer le permis maintenant ? se demandent nos jeunes interlocuteurs. En 2020, les premières voitures autonomes circuleront sur l’autoroute.

Pascale Krémer

Article paru dans le journal « Le Monde » – Edition du 18 septembre 2015.

LES QUESTIONS

QUESTION 1 : Question notée sur 5 points.

Quelle est la question posée par le texte ? Reformulez de façon synthétique les 5 principaux arguments développés dans le texte pour y répondre. (Entre 10 et 15 lignes maximum)

QUESTION 2 : Question notée sur 6 points.

Analysez les données en gras dans le texte, en les éclairant par votre compréhension du contexte social. (20 lignes environ)

QUESTION 3 : Question notée sur 6 points.

« Mobilité et liberté » : une telle association se discute-t-elle ? Votre argumentation devra être structurée et nuancée. (20 à 30 lignes)

3 points sont réservés à l’écriture

Vocabulaire – Orthographe – Syntaxe – Présentation – Respect des consignes

Hipsters : Depuis le début des années 2000, « hipster » est de nouveau utilisé pour désigner un individu n’ayant pas adopté certaines habitudes consuméristes et socio-culturelles, (se démarquant par un style vestimentaire, une attitude anti-conformiste, et le plus souvent un attrait pour la musique dansante).

Sujet corrigé concours infirmier 2017

QUESTION 1 : Question notée sur 5 points.

Quelle est la question posée par le texte ? Reformulez de façon synthétique les 5 principaux arguments développés dans le texte pour y répondre. (Entre 10 et 15 lignes maximum)

« Pour les jeunes urbains, passer le permis de conduire n’est plus une nécessité. Les 18-30 ans dédaignent la voiture personnelle, qu’ils jugent chère et superflue. » Tout est dit dans cette phrase. Pour formuler la problématique du texte, transformez la en question.

Pour les jeunes qui vivent en milieu urbain, passer le permis de conduire, et posséder une voiture est il encore nécessaire ?

Les arguments développés dans le texte en faveur de cette théorie sont les suivants :

Passer le permis et posséder une voiture est un investissement. En effet cet examen coute en moyenne 1500€. A ceci vient s’ajouter l’achat du véhicule, l’entretien, les frais de stationnement, l’assurance,…

La voiture est aujourd’hui perçue comme un mode de déplacement polluant. Dans un souci écologique, les jeunes urbains préfèrent les transports en commun, le covoiturage, le vélo ou la marche à pied.

Les nouvelles technologies contribuent et renforcent cette idée de développer d’autres moyens de déplacement.

Posséder une voiture aujourd’hui n’est plus perçu comme un signe de réussite contrairement aux objets numériques.

Tous ces facteurs font reculer l’âge moyen du passage du permis de conduire et l’achat d’un véhicule.

Revenez à la ligne a chaque idée pour faciliter le travail du correcteur. Ainsi il trouvera facilement les 5 points qui correspondent à ceux qui sont notés sur sa grille de correction.

QUESTION 2 : Question notée sur 6 points.

Analysez les données en gras dans le texte, en les éclairant par votre compréhension du contexte social. (20 lignes environ)

Il fallait analyser le paragraphe suivant :

Cette génération, dont toutes les étapes d’entrée dans la vie adulte sont retardées, dont les pratiques numériques limitent les besoins de déplacement, et qui trouve sa ville « déjà assez polluée comme ça », pioche, en experte, dans la riche palette d’offres de mobilité proposées. Des « multimodaux », comme les définit Nicolas Louvet, du bureau de recherche 6T, spécialisé dans la mobilité et l’urbanisme. « Leur émancipation ne passe plus par la voiture, mais par le smartphone. Ils ne quittent plus leurs parents à 18 ans, mais à 13 ans, dans leur chambre. »

Relevez dans le texte les éléments importants et classez les par thématique. Cela vous servira de plan pour structurer votre réponse.

Passage de l’enfance / adolescence à l’âge adulte :

  • Les étapes d’entrée dans la vie adulte sont retardées
  • Ils ne quittent plus leurs parents à 18 ans, mais à 13 ans, dans leur chambre. »

Les outils numériques :

  • Les pratiques numériques limitent les besoins de déplacement,
  • « Leur émancipation ne passe plus par la voiture, mais par le smartphone

L’écologie :

  • trouve sa ville « déjà assez polluée comme ça 
  • palette d’offres de mobilité proposées
  • Des « multimodaux 

Ensuite servez vous de vos connaissances pour expliquer ces phénomènes.

Un des marqueurs du passage à l’âge adulte est l’autonomie. Jusqu’à présent cela passait justement par le passage du permis de conduire. Hors aujourd’hui les éléments qui marquent cette prise d’autonomie évoluent et changent. La difficulté d’entrer sur le marché du travail, l’allongement des études et la tension immobilière recul l’âge de départ des enfants du foyer familial.

Mais grâce à l’utilisation d’outils et objets connectés, plébiscitée en particulier des adolescents, chacun a dans sa poche des moyens nouveaux d’entrer en communication avec les autres, d’échanger des informations, des idées, des biens et des services. On peut aujourd’hui se faire livrer des produits en quelques clicks, commander des e-book , ou créer une entreprise sans bouger de chez soi.

L’utilisation et l’achat d’une voiture personnelle ne sont pas ressentis comme une urgence ou un besoin essentiel par les jeunes qui habitent dans les grandes villes. En effet, ils trouvent un large choix d’offre de moyens de transports. Transports en commun, covoiturage, application de véhicules partagés, transport low-cost. Cette génération est qualifiée de « multimodaux », car elle choisi et utilisent plusieurs manière de se déplacer en fonction de ses besoins. Ceci est renforcé par une conscience écologique ainsi qu’une pression économique et politique qui encouragent les déplacements moins ou peu polluant.

QUESTION 3 : Question notée sur 6 points.

« Mobilité et liberté » : une telle association se discute-t-elle ? Votre argumentation devra être structurée et nuancée. (20 à 30 lignes)

Commencez par noter tout ce qui vous vient à l’esprit quand vous pensez à ces deux mots « Mobilité » et « liberté ».

Mobilité :

  • Mouvement, , changer de place, de fonction
  • Qui change rapidement d’aspect, de forme, etc. : Mobilité du visage.
  • Qui est instable, variable, fluctuant : Mobilité des sentiments.Changement de lieu de résidence (mobilité géographique), ou d’activité économique (mobilité professionnelle). 

Liberté :

  • Quelqu’un qui n’est pas soumis à un maître : Donner sa liberté à un esclave.
  • Droit reconnu par la loi dans certains domaines, état de ce qui n’est pas soumis au pouvoir politique, qui ne fait pas l’objet de pressions : La liberté de la presse.
  • Situation de quelqu’un qui se détermine en dehors de toute pression extérieure ou de tout préjugé : Avoir sa liberté de pensée.
  • Possibilité d’agir selon ses propres choix, sans avoir à en référer à une autorité quelconque : On lui laisse trop peu de liberté.
  • État de quelqu’un qui n’est pas lié par un engagement d’ordre contractuel, conjugal ou sentimental : Il a quitté sa femme et repris sa liberté.
  • Temps libre, dont on peut disposer à son gré : Ne pas avoir un instant de liberté.
  • Quelqu’un ou d’un animal qui n’est pas retenu prisonnier : Un parc national où les animaux vivent en liberté.
  • Manière d’agir de quelqu’un qui ne s’encombre pas de scrupules : Être blâmé pour la liberté de sa conduite.

Ensuite essayez d’en tirer les points communs et les distorsions pour en faire un plan construit.

La consigne précise que vous ne disposez que de 20 à 30 lignes. Vous devez exposer vos idées sans surcharger votre texte d’exemples.

En revanche dans les cas ou la consigne de cette 3 ème question demande un développement en 60 lignes ou ne précise pas de nombre de ligne, il faudra vous servir de votre expérience personnelle et professionnelle pour illustrer et appuyer vos propos.

Voici une proposition de réponse en utilisant un plan de type «  Problématique ».

Au premier abord, liberté et mobilité semble aller ensemble. Il n’a jamais été aussi facile de réserver un billet pour l’autre bout du monde et d’être joignable partout. Mais la mobilité est elle toujours synonyme de liberté ?

Envoyer une photo de son repas à un ami ou parler sur FaceTime à une cousine en Australie : tout cela est désormais à la portée de tous grâce aux nouvelles technologies mobiles.

La qualité des réseaux, des images et du son nous permet d’être constamment connectés et de partager rapidement des informations où que l’on se trouve. Le télétravail se développe est permet aux salariés d’effectuer des taches de chez eux ou de leur lieu de séjour quand ils sont en mission, en déplacement. Les voies de communication, les autoroutes, les voies ferrées, les lignes aériennes n’ont jamais été aussi nombreuses. Elles représentent la perceptive de pouvoir aller partout en toute liberté.

Mais depuis quelques temps prendre sa voiture peut devenir une vraie galère, à cause des embouteillages, de la pollution et des coûts très importants liés à l’entretien ou au stationnement. De plus, la liberté de circuler s’accompagne des règles de sécurité routière, de la limitation de la vitesse, du respect du code de la route.

La mobilité peut aussi être contrainte, pour trouver un emploi, pour échapper à la tyrannie d’un régime politique, pour trouver un environnement plus salutaire pour sa santé.

La liberté apparente de mobilité est donc parfois à double tranchant. La frontière entre la vie privée et la vie professionnelle s’estompe peu à peu. Etre joignable partout et tout le temps peut s’avérer pénible et restreindre les libertés. Si pour certain pouvoir tout quitter pour tenter l’aventure, est par essence la définition de la liberté, pour d’autre, cela évoque plutôt des déchirements, le danger et des incertitudes.  Tout est question de perception et de contexte.

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Merci de consacrer quelques minutes pour répondre à ce questionnaire. Pour vous remercier latootue.com vous offre une surprise, à voir à la fin du questionnaire !

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